Certains responsables communautaires doivent faire attention à ce qu’ils disent, il faudrait toujours avoir un peu de réserve, ils s’enballent trop vite. Dans les quartiers populaires, les tags sur les boites aux lettres, sur les voitures, les portes, les murs visant les juifs, c’est un secret de polichinelle et malheureusement ça entraine fort peu de réactions….
Gérald Darmanin s’est ainsi accroché à la locomotive de l’UEJF et du CRIF:
On ne vous présente plus Lejoyeux, quand je pense qu’on en a fait tout un plat! Heureusement que le ridicule ne tue pas. Et à l’avenir évitez de crier « au loup! » !
Les donneurs de leçons des quartiers huppés qui savent tout, connaissent tout, décident à notre place.
Le suspect, un prothésiste dentaire de confession juive à la retraite et propriétaire du local visé par les tags, a invoqué de potentiels loyers impayés par le gérant du commerce pour expliquer son acte.
Souvenez-vous de cette affaire en 2017, une série de tags peints dans le centre-ville de Marseille avait entraîné le dépôt d’une plainte par le conseil représentatif des institutions juives de France (Crif). L’auteur des tags «Juif» était un membre de la communauté juive.
Mais ce n’est pas tout, il y a un deux poids, deux mesures par rapport à la presse en France. Voici un exemple concret l’affaire des tags antisémites à Levallois, elle ne se gêne pas de préciser que l’auteur est Juif.
En 2011, le gouvernement français a cessé d’identifier les origines ethniques des auteurs d’actes antisémites, rendant le travail d’identification plus délicat. Mais avant cela, les musulmans étaient clairement les principaux auteurs de ceux-là. Souvent, les sursauts de violence coïncidaient avec des regains de tensions dans le conflit israélo-palestinien, selon les chercheurs.
Pour le gouvernement français, le sujet, éminemment compliqué, renvoie aux plus profondes divisions politiques, ainsi qu’à des lignes de fractures ethniques et religieuses. La France compte la plus importante population de juifs et de musulmans en Europe, et les musulmans sont victimes de discriminations récurrentes à l’emploi et face à la police.
Les dirigeants français craignent d’aviver les tensions entre les deux camps, ou même de reconnaître qu’il existe une opposition entre juifs et musulmans. Une telle attitude reviendrait à violer un principe sacro-saint en France — celui selon lequel les concitoyens ne peuvent être catégorisés en fonction de leur race ou de leur religion, qu’ils sont Français avant tout, et donc égaux devant la loi.