Voici le témoignage de la victime en 2021:
Le procès s’est tenu hier le 01/06/2023, les faits se sont déroulés le 27 juin 2020.

Une femme juive octogénaire a été victime de séquestration et vol avec violences avec arme blanche et menace de mort par des mineurs délinquants en juin 2020.
Une habitante de la banlieue parisienne, âgée de 82 ans au moment de l’attaque, a vu entrer dans son appartement par trois garçons, résidant dans la même rue qu’elle, quelques numéros plus loin pour l’un, à deux cent mètres pour l’autre.
Cette dame mesure un mètre cinquante et marche avec une canne.
Elle a été frappée, menacée mort avec un couteau mis sous sa gorge, puis enfermée dans un cagibi.
Les adolescents, deux de nationalité algérienne, le troisème de nationalité srilankaise, tous nés en France, étaient venus pour la voler, car ils avaient appris par une femme apportant un service d’aide à la personne à la vieille dame, que celle-ci devait aller ce jour là à la banque pour chercher des bijoux qu’elle voulait donner à ses enfants en Israel.
Le Tribunal Judiciaire a rendu son verdict cette semaine :
Les trois sont déclarés coupables de vol en réunion, vol avec violence, vol aggravé sur personne vulnérable, séquestration.
Le procureur avait demandé trois ans de prison ferme. Il a souligné qu’il y a un fond antisémite qui s’est manifesté par les destructions commises dans son appartement, notamment contre des objets religieux juifs, qui n’étaient pas utiles si l’objectif avait été uniquement le vol.
Un des accusés s’adressant au juge dit « WouAllah », le procureur a répondu « Ici on ne dit pas WouAllah ».
Les peines sont pour d’eux entre eux : 12 mois d’emprisonnement ferme avec aménagement possible à voir avec le juge de l’application des peines, et une mesure éducative judiciaire d’un an, deux peines complémentaires : interdiction de contact pendant 3 ans avec la victime et interdiction de port d’arme pendant 5 ans. Pour le troisième : 18 mois d’emprisonnement ferme avec aménagement possible à voir avec le juge de l’application des peines, et les deux mêmes peines complémentaires.
Par conséquent, ces trois mineurs multirécidivistes, encore une fois ne passeront pas un seul jour en prison.
La veille dame a demandé à être relogée dans une autre ville, mais n’a reçu aucune proposition de relogement. Elle est donc condamnée, elle, à vivre au voisinage de ceux qui l’ont battue, et qui sont libres.
- Avec la participation de l’Association Mireille Knoll depuis 2021 avec le Colvigi
- Compte rendu du jugement, Benjamin présent au procès
- Recherche avocat pour la victime ( Benjamin )