Le Libano-canadien Hassan Diab, déclaré coupable et condamné à la réclusion criminelle à perpétuité.

Remis en liberté après avoir initialement bénéficié d’un non-lieu en 2018, Hassan Diab (ici en 2008) n’était pas dans le box ce jeudi, comme depuis le début du procès. AFP/Bertrand Guay

Dès le début, des indices orientaient vers la piste palestinienne. Malgré cela, la piste néonazie a souvent été présentée, à gauche et à l’extrême gauche, comme plus probable. Les enquêteurs ont même dû perdre leur temps, par ordre, en continuant d’explorer une piste qu’ils savaient fausse. Une espèce de blocage psychologique empêchait certains responsables politiques de voir que l’antisémitisme homicide n’était pas le monopole des néonazis blonds aux yeux clairs.